Association  Nationale   des  Scouts  Franšais   Anciens  Combattants

 

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Scoutisme et Armée

Le Scout et son Pays

Scoutisme et Pariotisme

Eclaireurs :
Terme militaire ?

Scoutisme et Uniforme

Scoutisme et Discipline

Scoutisme et Internationalisme

Scoutisme et
Devoir de Mémoire

Vu du Canada :

Devoir de Mémoire
  et Scoutisme


Scoutisme et Armée :

dans "Scouting for boys" (chapître X)

« Le nom d’éclaireur n’a pas de signification militaire. Savoir se tirer d’affaire et ne compter que sur soi sont des attributs de beaucoup d’éclaireurs pacifiques aux frontières de notre civilisation. Ce sont là par excellence les qualités qui font les hommes. Nous n’avons pas l’intention de faire de nos enfants des soldats, ni de les assoiffer de sang. »

« Il n’y a aucun but ni activité militaire dans notre Mouvement » (Scouting for Boys, préface de 1940 ; voir aussi E 325).

« L’entraînement militaire tend à détruire l’individualité, alors qu’un de nos objectifs principaux est de développer le caractère spécifique de chaque personne » (Eclaireur p.326).

«  L’entraînement des Cadets impose au garçon une instruction collective de l’extérieur, tandis que le mouvement scout encourage le développement individuel de l’intérieur, de la part du garçon lui-même. L’entraînement militaire moule le garçon en se référant à un modèle standardisé pour en faire un élément d’une machine, tandis que le scoutisme se propose essentiellement de développer avant tout son caractère personnel et son esprit d’initiative » (Guide du Chef Eclaireur 13).

Le Scout et son Pays :

dans "Guide du chef éclaireur "(page 42)

« La fidélité à son propre pays est de la plus haute valeur pour maintenir une mentalité équilibrée et une juste perspective. Le service du prochain et l’esprit d’abnégation doivent nécessairement comprendre le fait d’être prêt à servir sa patrie si nécessité se présentait de la protéger contre une agression extérieure ; c’est là le devoir de chaque citoyen. Mais cela ne veut pas dire qu’il doit faire naître en lui un esprit sanguinaire ou agressif, ni que le garçon doit être éduqué à des activités militaires à l’idée de faire la guerre. »

Scoutisme et Patriotisme :

dans "Scouting for boys"( chapître X)

« En leur parlant de patriotisme, on leur enseigne qu’un citoyen doit être prêt à faire sa part pour défendre son pays contre des agresseurs. C’est un devoir que la sécurité et la liberté dont il jouit dans cette patrie lui imposent. Celui qui se retire en laissant à d’autres le soin de s’acquitter de ce devoir joue un rôle qui n’a rien de courageux ni de noble. »

« En enseignant le patriotisme à nos garçons et filles, nous devrions veiller à ce qu’il s’agisse d’un patriotisme au-dessus du sentiment mesquin qui d’habitude s’arrête à son propre pays. Notre patriotisme devrait être du type le plus large et le plus noble, celui qui saurait reconnaître les côtés justes et raisonnables des demandes des autres » (cf. SYM 12-13 ; Route du succès p. 188 et revue Jamboree d'avril et juillet 1933).

« Le patriotisme national est non seulement étroit, mais nuisible, s’il ne sait pas regarder au-delà de son propre horizon pour reconnaître et apprécier ce qu’il y a de bon chez les autres nations » (Discours à une Conférence de Commissaires scouts et guides, 2 juillet 1926).

Eclaireur ?

dans "Scouting for boys " (préface)

« Devenir un éclaireur... qu’est-ce à dire ? Outre les éclaireurs de guerre, il y a aussi des éclaireurs de paix, des hommes qui en temps de paix font une besogne qui exige le même genre d’habileté. Les trappeurs d’Amérique du nord, les chasseurs de l’Afrique centrale, les pionniers, les explorateurs, les missionnaires en Asie et dans toutes les parties du monde … tous ceux-là sont des éclaireurs pacifiques , des hommes dans toute l’acception du mot. »

Scoutisme et Uniforme :

dans "Aids to Scoutmastership - guide du chef éclaireur "( page 25)

« Le style et la précision des détails d’un uniforme peuvent paraître des choses sans importance, mais elles ont leur valeur pour le développement du respect de soi même et ont une très grande signification en ce qui concerne la réputation du Mouvement auprès des tierces personnes, qui jugent d’après ce qu’elles voient. »

Baden-Powell arborait

ses décorations militaires

sur

son uniforme scout ...

Scoutisme et Discipline :

dans "Aids to Scoutmastership - guide du chef éclaireur "( édition 1944)

« Une nation pour être prospère doit être bien disciplinée, et l’on ne peut obtenir de la discipline dans la masse qu’à travers celle des individus qui la composent. Par discipline, j’entends l’obéissance à l’autorité et aux autres commandements du devoir. Cela ne saurait s’obtenir par des mesures de répression, mais en encourageant le garçon et en l’éduquant tout d’abord à se discipliner lui-même et à sacrifier son moi et ses plaisirs égoïstes au bénéfice des autres. Cet enseignement devient efficace quand il repose sur l’exemple, quand on donne des responsabilités au garçon et quand on attend de lui qu’il se montre digne de la confiance qui lui est faite. »

Scoutisme et Internationalisme :

« La guerre nous a appris que, si une nation cherche à imposer sa volonté égoïste aux autres, il est inévitable qu’une réaction cruelle s’ensuive. Le Jamboree nous a appris que, si nous pratiquons la patience réciproque et si nous sommes ouverts à l’échange avec les autres, la sympathie et l’harmonie s’installent naturellement parmi nous. » Baden-Powell.

Scoutisme et Devoir de Mémoire:

Baden-Powell aux Eclaireurs, Scouts et Guides de France ( 23 septembre 1919)

« Vos pères et vos frères aînés se sont sacrifiés comme de braves soldats sur les champs de bataille pour que la France vive. Ne fermez pas les yeux sur leurs glorieux exemples. À votre tour, vous pouvez sacrifier un peu de temps, pendant la paix, pour devenir de bons citoyens et que la France puisse prospérer. »

Remerciements au Laboratoire Scout pour l'aide apportée à la rédaction de cette page.


Devoir de Mémoire et Scoutisme :

par Guy Bordeleau des Compagnons d'une Terre à l'Autre.

Merci d’avoir fait paraître ces quelques images et texte sur la mise en terre des cendres du vétéran des Fusiliers Mont-Royal, monsieur Jean-Marie Leroy. Je profite de ce message pour saluer les membres de l'ANSFAC, amis avec qui j’entretiens une fraternité scoute depuis l’automne 2002 où je les informais de la venue de groupe des Compagnons d’une terre à l’autre prévue pour août 2004.

On me demande souvent pourquoi je me présente aux activités de commémorations avec mon uniforme scout. Est-ce un endroit opportun pour le porter me dit-on? Il est vrai qu’on ne reconnaît pas la place de ceux qui ont un passé scout au sein des associations d’anciens combattants ou bien celles qui consacrent temps et énergies aux activités du Devoir de Mémoire. Je ne parle évidemment pas ici de l’ANSFAC qui a su combler ce vide et c’est tout à l’honneur de cette association. À l’opposé, les autorités du mouvement scout, tant ici au Canada qu’en Europe, sont toujours en porte-à-faux avec cette question à savoir si le scoutisme a vraiment sa place au sein des activités du Devoir de Mémoire.

Au cours des dernières années, j’ai vu les autorités militaires et civiles, ainsi qu’une multitude d’associations s’impliquant dans le Devoir de Mémoire, prendre part aux cérémonies en hommage à ceux qui ont combattu lors de la Seconde Guerre mondiale. Évidemment, ces cérémonies s’adressent aux régiments qui ont combattu, aux mouvements de résistance qui ont permis de tracer le chemin de la victoire par leurs activités du maquis, aux citoyens qui ont souffert sous l’occupation et des combats les menant à la libération mais on ne parle pas, ou très timidement, de la contribution des jeunes qui ont fait parti du scoutisme et qui, à leur façon, ont contribué à l’avènement de la Victoire en Europe ainsi que par le monde.

Qu’ils aient servi d’estafettes, de commissionnaires, de guides en montagnes et en rase campagnes, de spécialistes des communications, de bénévoles à la sécurité civile et en premiers soins, qu’ils aient contribué à la collecte de biens essentiels à la vie de tous les jours, à l’effort de guerre, ou même d’égayer la vie communautaire par leurs rires et leurs chants, les scouts ont été prêt à servir, à donner sans compter et à faire de leur mieux devant l’adversité malgré leurs faibles moyens. Telle est la devise et les principes qui les auront animés.

Aujourd’hui, les jeunes du mouvement scout sont bien loin de cette préoccupation de vouloir se souvenir de ce passé dont on entend pourtant encore les échos. Il est vrai que ce mouvement s’inscrit de nos jours dans un cadre où la paix, la solidarité et fraternité universelle, le souci de l’environnement et le partage équitable des ressources doivent être promus et fortement affirmés. La guerre n’est pour eux que le bête échec de la relation entre les Hommes mais, à bien y réfléchir, l’idéal d’un monde meilleur n’était-il pas également celui de tous ceux qui ont vécus le scoutisme depuis sa fondation en 1907? La réponse est évidemment oui et malgré cela, les guerres ont malgré tout continué à sévir un peu partout sur la planète et tant qu’il en sera ainsi, le scoutisme aura toujours sa place pour amener un peu d’humanité à travers tous ces antagonismes guerriers.

Maintenant, à la question à savoir si le scoutisme détient une place au sein des activités du Devoir de Mémoire, la réponse est pour moi de toute évidence positive. Du même souffle, doit-on se poser la question à savoir si je ne suis pas trop vieux pour porter l’uniforme scout et agir à titre d’ambassadeur du scoutisme lors de ces activités? Peut-être bien et on me l’aura fait savoir à quelques reprises. Toutefois, tant que j’aurai la conviction que ma présence avec cet uniforme apportera une visibilité positive au mouvement scout et ne portera pas atteinte au décorum des activités de commémorations, vous serez témoin de ma fierté à le porter et me verrez toujours fidèle à mon engagement scout.

Salutations scoutes et distinguées depuis le Canada.

Guy Bordeleau

 

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